Bénédicte Le Chatelier, je la qualifierais volontiers de première dauphine de Mélissa au concoure de Miss LCI. Mignonnette, grâcieuse, celle qu'on a coutume d'appeler Béné dans les couloirs d'Eurosport, nous fait passer de bons petits moments lors de sa page Sport. On a parfois un peu mal pour elle d'être obligée de se lever aux aurores pour nous donner des résultats de foot qu'on connaît déjà, nous qui émergeons à peine d'une nuit bercée par des rêves de ralentis de but visionnés la veille. Enfin, c'est vrai que c'est toujours plus sympa de revoir les moments forts d'une journée de Champions League avec des transitions souriantes et châtelières qu'avec une voix off à l'accent rugueusement germain façon Euronews. D'autant que s'attarder sur la performance du Werder Brême ou même du Bayern Münich constitue pour moi une vraie perte de temps. Sauf en cas de défaite des intéressés bien sûr. Euronews… Euronews, je ne comprends pas… ils le font exprès ?… c'est quasi-artéïen comme démarche dans le genre " je fais des programmes pour intéresser le moins de monde possible ". Euronews, vraiment, encore une raison de voter Villiers aux Européennes.

Le Chatelier, ça fait classe, vous ne trouvez pas ? Je ne sais pas si c'est le nom de son mari ou son nom de jeune fille mais j'aime beaucoup ce nom. Moi, ça ne m'aurait pas déplu de m'appeler comme ça. Même si ça met un petit peu la pression... Bah oui, si je m'étais appelé Laurent Le Chatelier, là, je peux vous dire que j'aurais fait un peu plus attention à ma manière de parler. Et puis, j'aurais vécu dans un manoir. Avec des vraies catacombes. Et un pont-levis. Avec un larbin qui le baisserait à la mano quand j'arriverais dans ma Jaguar et qui remettrait les graviers en place un par un après mon passage. Et puis, je serais instruit, très instruit. Y aurait du Kierkegaard et du Arendt dans mes propos. Parfois, je ferais même des blagues de littéraires, des bons mots qu'on ne peut goûter que si on se souvient de la deuxième édition du texte de Fichte Essai d'une critique de toute révélation.

En tout cas, Bénédicte, tu peux être fière de ton nom, il est top !
Bon pour le reste, je ne peux pas trop me prononcer, journaliste sportif, ce n'est pas non plus le métier le plus délicat du monde. J'arrive, je donne le nom du buteur, je parle un peu de la nationalité de l'arbitre, je lance le sujet sur les propos ineptes d'un joueur (propos dans lesquels on retrouve pêle-mêle les mots "payer cash ", " gros match ", " concrétiser ", " coach " et " s'accrocher au match retour "), je donne la date de la prochaine journée de championnat et je m'arrête parce qu'il y a Valérie Expert qui attend pour achever de rincer le cerveau atrophié de quelque ménagère en quête de conseils " pour mieux consommer ".

C'est quand même énervant de se faire ainsi sabrer sa chronique pour caser plus d' " On en parle ".
Tiens bon, Béné, bats-toi, nous sommes derrière toi. Et nous nous battrons bec et ongles pour qu'Expert te laisse plus d'antenne. Et puis, pardon, mais tu es tout de même bien plus piquante et souriante qu'elle alors, flûte !

Je m'arrête là pour Bénédicte parce que c'est avant tout le site de Mélissa ici.
Et vous savez comment sont les femmes…

Béné, dite "Le Chatelier"